ULAN BATOR

AREED a été sollicitée en 2011 pour faire une étude de faisabilité d’une installation de séchages des boues afin de proposer un modèle économique viable, permettant de gérer l’assainissement à Ulan Bator.

Tout comme pour l’approvisionnement en eau potable, l’agence de l’eau USUG est responsable de l’assainissement dans le centre-ville, qui s’organise autour des stations d’épuration combinées avec d’autres plus petites unités de traitements. Les boues produites sont étendues dans des bassins de séchage, puis évacuées vers la décharge sans aucun traitement préalable. La valorisation des boues de vidange sous forme de combustible est une approche encore peu explorée dans les projets de développement.

Les réseaux de toutes les stations sont d’ores et déjà saturés et aucun raccord avec les zones de gers n’est envisageable, faute de moyens financiers suffisants. Le système dans ces zones est donc basé sur un assainissement individuel avec des toilettes à simples fosses implantées sur les parcelles. La question de vidange (évacuation des boues) est rarement traitée, les habitants préférant construire une nouvelle latrine une fois que la première est pleine. Cette pratique ne présente pas de caractère durable et la pollution des sols et des rivières s’accélèrent dû à l’infiltration des bactéries issues des boues.

Dans ces zones de gers, extérieures au centre-ville, le système d’eau est basé sur une gestion par kiosques de distribution installés un peu partout. Le chauffage de ces kiosques d’eaux représente le second poste de dépense pour l’USUG, ceci dû au coût de charbon : un kiosque à eau doit être chauffé dix mois dans l’année ; chacun consomme annuellement 2,5 tonnes de charbon afin de maintenir la cuve d’eau entre 3,6 degré et 4,5 degré Celsius.

L’étude de faisabilité que nous avons réalisée a permis de démontrer les solutions techniques pour développer la production d’énergie à partir des boues à un prix inférieur de celui de charbon.