KOTORA, DJON, DZITRIAME

On estime aujourd’hui que seulement 47,2 % de la population rurale a réellement accès à l’eau potable dans la république togolaise.

Le pays est souvent soumis à une manifestation de plus en plus récurrente des effets du changement climatiques (sécheresse / inondation). Or, le manque d’eau constitue l’une des contraintes majeures au développement économique et social du pays.
Les nappes d’eau se situent souvent à grande profondeur, Profondeur qui varie entre 50 et 120m. La zone est, pour cette raison, déclarée «  difficile ». Certains de ces forages dits « positifs » sont équipés avec des pompes à motricité humaine, mais compte-tenu du faible débit, les femmes peinent avant de ne pouvoir obtenir l’équivalent d’un seul seau d’eau, ce qui les contraint à retourner aux anciennes habitudes (rivières, puits, mares).

Dans la première phase du projet, deux systèmes de mini-adduction d’eau ont été construits dans deux localités de la Préfecture d’AKEBOU. Le réservoir de 25 M3 en acier inoxydable répondant aux normes de l’OMS à été fabriqué au Niger, puis acheminé à Kotora et monté sur des fondations coulées en béton. Le réseau de distribution de 2 300 m, tous diamètres confondus, ainsi que sept bornes fontaines, ont été réalisés. Dans la deuxième phase, le réservoir de Kotora a été changé pour un plus grand de 50 m3 ce qui a permis d’alimenter aussi le village de Djon. Le premier réservoir de 25 M3 a été installé dans le village de Tsafé. C’est aujourd’hui la population de neuf communes – soit environ 5000 personnes – qui consomme de l’eau douce des réservoirs installés.